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Zineb Idrissi Kaitouni : Entrepreneuse formée chez Goldman Sachs, fan de cycling

Zineb est née en 1981, à Fès, mais ne restera pas longtemps dans la capitale spirituelle du pays. C’est à Rabat que la fille ainée des trois enfants d’un architecte et d’une mère haut fonctionnaire de l’Administration, grandira. A l’instar de nombreux enfants ainés de famille, elle est très tôt responsabilisée, Zineb est scolarisée à la mission française. C’est une bonne élève qui se passionne pour la danse et le golf. «J’ai commencé le Golf à 8 ans, «à la Rabat». J’ai même remporté quelques tournois», confie-t-elle. Il faut peut-être préciser, qu’à cette époque, ce sport est pratiqué par la majorité d’une certaine élite marocaine, qui le transmet à sa descendance. Pour ce qui est de la danse, c’est plutôt une affaire de goût: «j’ai commencé par la danse classique, mais rapidement je me suis mise à la danse contemporaine».

Le métier d’entrepreneur ne s’apprend pas. Néanmoins, on remarque que certains parcours y mènent presque «naturellement». Zineb Idrissi Kaitouni est de ceux qui ont emprunté des parcours pour le moins «classiques», presque «royaux» pour devenir quelques années plus tard, entrepreneuse. Cet esprit, c’est peut-être aux Etats-Unis, où elle a étudié et entamé sa carrière professionnelle, que Zineb l’a acquis. Peut-être aussi, une approche de «banquière d’affaires», qu’elle deviendra. Assurément, sa carrière y est pour beaucoup, mais aussi et surtout le cheminement de vie, aura été un autre facteur déterminant.
Nous sommes en 1999, et Zineb vient de décrocher son Bac S au Lycée Descartes. Elle s’envole donc dès après pour New-York. Elle s’inscrit à l’Université de l’Etat de New-York, Baruch College, au sein de la Business School Zicklin. Encore un parcours studieux, mais qu’elle agrémente par la pratique du sport, qui d’ailleurs, occupe une place importante dans la formation disciplinaire: «le campus disposait d’une salle de sport, très bien aménagée. C’est là que j’ai découvert le cycling, les exercices de vélo en salle, auquel, dès le départ, je m’étais attaché. Nous y allions entre amis, après les cours ou quand nous avions un moment disponible» développe-t-elle.
Zineb étudie la finance, et c’est la banque d’affaires qui lui «tend les bras». Elle commence par un stage chez UBS Paine Webber en 2001. Elle n’était qu’à sa première année, mais déjà, elle savait où ses pas la mèneraient. L’année suivante, elle passe chez Merryll Lynch, où elle reste deux années: «dans le système américain, un stage est comptabilisé comme une unité d’étude, faisant partie du cursus», explique-t-elle. Ce qui explique qu’elle passe autant de temps en entreprise, et par la même, apprendre le métier. Puis arrive 2003, et c’est réellement là qu’elle intègre le programme dédié aux jeunes de Goldman Sachs. Elle n’est pas encore diplômée, mais déjà, on lui propose un emploi.
L’année 2004 sera celle de ses débuts professionnels. Comme on le voit souvent, la banque d’affaires est un domaine où l’on valorise la performance. On travaille beaucoup, tardivement, et nécessairement, on ne compte pas ses heures. «Souvent, le travail se poursuivait jusque vers minuit. Mais pour durer, il faut savoir faire la part des choses. Goldman Sachs est une entreprise qui offre de bonnes conditions de travail à ses employés. On pouvait faire du sport dans l’enceinte des locaux de la Banque. Ce dont j’ai profité et qui m’a permis de garder la forme», expose-t-elle. La passion de Zineb pour le vélo en salle, la pousse à se dépasser, et restera encore deux années dans l’entreprise.

 

Arrive 2006, et elle doit faire un choix: «après une telle expérience, je voulais poursuivre mes études. Donc je suis partie pour Montréal préparer un Master». C’est aussi le moment, où elle fait une autre rencontre déterminante, celle de son futur mari. Elle passe deux années au Canada, avant de rentrer au Maroc et se marier.
Mais le retour au Maroc n’est pas «évident». Zineb prend un temps pour mûrir sa réflexion. Ce sera également le moment où elle fonde une famille, puisque 2009 verra la naissance de son premier enfant. Elle monte une galerie d’Art, en 2011, mais «l’éclair de génie» arrive en 2012. «Je cherchais un pédiatre, pendant un week-end, mais je ne savais pas à qui m’adresser. Comme souvent au Maroc, on se fait recommander quelqu’un par la famille, sans rien savoir de la personne à qui l’on s’adresse», relate-t-elle, prise dans un tourbillon de passion. Tout à coup, elle se révèle entrepreneuse et «working woman», au fait des affaires.
Elle s’associe alors avec son frère cadet, le plus jeune des trois, et ce sera le départ de Dabadoc. «Mon frère et moi sommes réellement complémentaires. Il a étudié le e-commerce aux USA, où il m’avait rejoint, lorsque j’y étais», explique-t-elle. Depuis, le projet a convaincu, puisqu’il s’est implanté en Algérie et en Tunisie. Au final, c’est avant-tout un bébé «familial» et de la banque d’affaires. De fait, Zineb Idrissi Kaitouni en est arrivée à gérer un autre «capital», la santé!

BIO EXPRESS

1981: naissance à Fès
1999: Bac S Lycée Descartes
2003: Débuts à Goldman Sachs
2004: Bachelor en Finance et investissements de Zicklin School of Business, Baruch College, (New York, NY)
2006: MBA HEC Montréal
2014: Fonde Dabadoc.ma

Source : www.challenge.ma

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