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Sous-traitant en impression 3D, une position délicate !

 

 

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Y a-t-il une place dans l’industrie pour des sous-traitants en impression 3D ? Les industriels qui se lancent sur ce marché ne semblent animés que de nobles intentions : ils veulent faire connaître la technologie, participer à sa maturation et aider les industriels – grands ou petits – à l’adopter. Mais est-ce suffisant pour construire un modèle économique pérenne ?Depuis des années, les fabricants d’imprimantes 3D mettent en avant l’intérêt de fabriquer ses composants en interne, au plus près des chaînes d’assemblage, pour une production plus économique, personnalisable et surtout plus flexible.

L’impression 3D, en trois dimensions ou impression tridimensionnelle sont des expressions qui désignent un ensemble de procédés de fabrication d’ajout de matière, appelée également fabrication additive.
De nos jours cette technologie 3D (tridimensionnelle) est utilisée pour la fabrication de pièces fonctionnelles et touche ainsi une multitude de domaines tels que la santé, le sport, et l’industrie.

Aujourd’hui, il n’est plus un grand groupe industriel qui ne dispose de machines de fabrication additive en interne, que ce soit pour familiariser ses collaborateurs à la technologie, pour faire du prototypage ou pour fabriquer des outils et accessoires d’aide à la production.

L’impression 3 D est en effervescence. Chaque mois, plusieurs nouvelles sociétés de prestation en ­fabrication additive se créent. Un modèle économique qui se révèle plus difficile à tenir dans la durée que la sous-traitance classique. « Il y aura des morts ! », avertit ­Paul-Henri Renard, le directeur général du Centre technique des industries de la fonderie (Ctif). Certes, la demande en prestations de prototypage ne cesse d’augmenter, mais les prototypistes sont déjà nombreux. « L’industrie française tourne depuis plusieurs décennies avec une dizaine d’acteurs pour tout le territoire, et aujourd’hui on compte déjà plus d’une centaine de prestataires en fabrication ­additive. Il n’y aura donc pas de la place pour tout le monde », confirme Sébastien ­Vercruysse, le PDG de ­Creatix3D, un intégrateur de solutions de fabrication additive qui emploie 20 collaborateurs pour un chiffre d’affaires de 8 millions d’euros. « Tous ne pourront pas accéder à l’étape d’après : devenir sous-traitant pour des pièces de production, car c’est un métier qui ne s’improvise pas, assure ­Paul-Henri Renard. Il faut des processus répétables, ce qui est déjà un défi en soi, ainsi que des accréditations et des certifications, une gestion rigoureuse des approvisionnements. En clair, il faut devenir soi-même industriel. Et ce n’est pas à la portée de tous. »

UNE INNOVATION AUX RETOMBÉES MULTIPLES !

L’impression 3D pourrait avoir des répercussions économiques et sociales majeures qui concernent à la fois les activités B2B et B2C, puisqu’il s’agit d’une technologie grand public. « L’impression 3D permet de disposer d’un chemin direct entre un objet dessiné et sa réalisation », explique Éric Carreel, fondateur de Sculpteo. La capacité à fabriquer facilement à domicile des objets de la vie courante revient à mettre en concurrence le consommateur et l’industriel. Ces phénomènes ont par le passé contribué à bouleverser considérablement des industries comme celle du développement photo (avec l’apparition du numérique et des imprimantes personnelles) ou du CD (avec l’échange entre pairs de fichiers musicaux par Internet). Ils s’appliqueront désormais aux objets en 3D. Davantage que remplacer une technologie, l’impression 3D apporte un niveau de service différent et justifie ainsi un coût supérieur.

Sur La rédaction ECONOMICA

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