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L’Oréal n’attend que l’accord du Nestlé pour racheter sa part

Jean-Paul Agon, PDG de L’Oréal , a déclaré vendredi que le numéro un mondial des cosmétiques avait les moyens de racheter la part de 23% que détient Nestlé dans le groupe si le géant agroalimentaire suisse prend la décision de vendre cet actif.

Jean-Paul Agon, PDG de L’Oréal , a déclaré vendredi que le numéro un mondial des cosmétiques avait les moyens de racheter la part de 23% que détient Nestlé dans le groupe si le géant agroalimentaire suisse prend la décision de vendre cet actif. « Nous avons 1,8 milliard d’euros de cash et notre part dans Sanofi (…) il y a également des grandes banques qui nous ont dit qu’elles seraient ravies de nous prêter de l’argent », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse organisée au lendemain de la publication des résultats du quatrième trimestre de L’Oréal. « Si Nestlé veut vendre sa part dans L’Oréal, un jour, nous serions prêts à la racheter. La décision est dans le camp de Nestlé », a poursuivi Jean-Paul Agon.

Nestlé, dont le titre gagne vendredi 0,71%, n’a pas souhaité faire de commentaires. Sanofi, détenu à hauteur d’environ 9% par l’Oréal, recule de -0,35% en Bourse. Le groupe pharmaceutique n’a pas non plus souhaité faire de commentaire à ce sujet. « Ce n’est guère surprenant, mais cela pourrait en exciter certain : une acquisition de la participation par l’Oréal, financée en partie par la vente de sa propre participation dans Sanofi, serait relutive d’environ 10% sur le bénéfice par action », estiment les analystes d’Investec à propos des déclarations de Jean-Paul Agon. Un éventuel déclencheur de l’opération pourrait être la date du 22 mars, soit six mois après le décès de Liliane Bettencourt, héritière du groupe de cosmétiques français, ajoutent les analystes.

La famille Bettencourt-Meyers est le principal actionnaire de L’Oréal avec 33% du capital, devant le groupe Nestlé. Les deux parties sont liées par un pacte d’actionnaires qui leur interdit d’accroître leur part dans L’Oréal jusqu’à six mois après le décès de Liliane Bettencourt. « Nous ne voyons pas (…) un revirement imminent de Nestlé, qui a réitéré en septembre son engagement au capital de l’Oréal », nuancent toutefois les analystes de Barclays.

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