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Intelligence artificielle: comment les robots vont doper le PIB mondial

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Le PIB mondial augmentera de 14% grâce à l’intelligence artificielle d’ici 2030, affirme PwC dans une étude publiée en début de semaine aux Etats-Unis. Le bureau d’analyse et de conseil précise que la contribution de l’IA sera de 15.700 milliards de dollars,  » plus que le PIB de l’Inde et de la Chine réunies « . Les gains de productivité représenteront un peu moins de la moitié de cette somme. Le reste viendra d’une amélioration des produits qui entraînera une hausse de la consommation. L’IA entraînera une hausse de la productivité, des gains de temps, une amélioration de la qualité et permettra de personnaliser les produits.

La Chine et les Etats-Unis bénéficiaires

Au début, selon PwC, l’Amérique du Nord profitera mieux que la Chine des gains de productivité parce qu’elle est déjà prête à accueillir les innovations liées à l’IA. D’ici une dizaine d’année, dès qu’elle aura rattrapé son retard technologique, la Chine, avec un bond de 25% de son PIB, dépassera l’Amérique du Nord (+14,5%). L’Europe et les pays d’Asie développés connaîtront également une hausse de leur PIB, de l’ordre de 9 à 12%. Les pays en développement auront une croissance plus modeste en raison d’un rythme beaucoup plus lent dans l’adoption des technologies de l’IA.

La révolution de l’IA ne sera pas réservée à un domaine particulier mais irriguera l’ensemble des activités humaines. Toutefois PwC estime que l’IA sera particulièrement performante dans l’aide au diagnostic, qu’il s’agisse de la santé humaine ou de la détection des pannes. Elle permettra également la personnalisation des produits de grande consommation et des gains de temps importants dans les transports.

Le rapport de PwC rejoint l’innombrable cohorte des études glosant sur un futur lointain. Dans sa méthodologie elle reconnaît ne pas tenir compte des changements qui pourraient affecter le modèle économique, comme un retournement des accords de commerce international, une avalanche de crises financières, des mouvements importants dans le prix des matières premières sans parler des bouleversements géopolitiques. Mais, même si on admet les présupposés méthodologiques de l’étude, il semble que les conséquences négatives d’une généralisation de l’IA soient sinon ignorées du moins sous-estimées.

La robotisation n’a pas que des effets positifs

Au printemps dernier, par exemple, une étude du MIT et de la Boston University s’interrogeait sur l’impact de la robotisation. Selon les chercheurs, il suffit de puiser dans l’histoire économique récente pour s’inquiéter des effets négatifs sur l’emploi. L’étude indique en effet qu’entre 1990 et 2007, aux Etats-Unis, le nombre de robots industriels a été multiplié par 4, soit une hausse d’un robot pour 1.000 ouvriers, ce qui s’est traduit par la disparition de 5 à 6 postes pour 1.000 employés. Les chercheurs émettent de sérieux doutes sur la thèse de la destruction créatrice, selon laquelle les emplois non qualifiés perdus par l’arrivée des robots seraient compensés par la création de nouveau poste pour fabriquer, programmer et entretenir les robots. Selon eux, rien ne permet de penser que les emplois créés seront comparables en quantité aux emplois détruits. L’arrivée massive de l’intelligence artificielle pourrait donc avoir des conséquences néfastes sur l’emploi et sur le pouvoir d’achat, ce qui ne permet pas de confirmer la thèse de PwC selon laquelle la consommation des ménages sera relancée par l’amélioration des produits. Bref, une fois de plus, le problème avec l’avenir, c’est qu’il est imprévisible…

 

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