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Des constructeurs allemands ont commandité des Tests sur des humains

     Le nouveau scandale des constructeurs allemands. Après des tests pratiqués sur des singes, les plus grands constructeurs allemands ont commandité des tests de pollution sur des humains. Et si cette pratique était finalement courante, chez les scientifiques ?

    En Allemagne : Volkswagen, Mercedes, BMW et l’équipementier Bosch ont fait faire par un organisme universitaire des tests grandeur nature, pour évaluer l’effet de rejets polluants sur la santé. Et cela, sur des humains.

Dans l’opinion, la révélation fait l’effet d’une bombe. Le ministre allemand des Transports condamne publiquement cette pratique. Même son de cloche à la Commission européenne : « nous sommes choqués par ces nouvelles comme n’importe qui d’autre » commente le porte-parole.

  • Une pratique très classique

Dans le domaine automobile, les premiers tests sur la nocivité des polluants ont été menés dès les années 1970. Toujours dans le même ordre : en premier, des tests théoriques, de laboratoire ; puis des évaluations sur le « vivant » : d’abord des animaux très éloignés de l’homme, puis des mammifères, puis des singes. Et enfin des humains.

  • Au centre de recherche universitaire

Depuis dix ans, ces tests se sont même multipliés : exposition aux émanations de moteur diesels de 20 hommes jeunes pour évaluer les conséquences sur les artères coronaires (2007, Massachusetts Medical Society) ; tests « in vivo » sur 27 adultes pour mesurer l’incidence des pollutions du diesel sur la vasoconstriction (2008, université de Washington), effet sur le rythme cardiaque évalué sur 32 non-fumeurs et 20 personnes affectés de problèmes de myocarde (en 2008 aux Etats-Unis puis en 2010 en Grande-Bretagne).

Une autre étude scientifique a été menée par un institut hospitalier à Aix-la-Chapelle, pour laquelle 25 personnes en bonne santé ont inhalé en 2013 et 2014 du dioxyde d’azote (NO2). Thomas Steg, ex lobbyiste en chef chez Volkswagen, suspendu cette semaine, avait assuré que les volontaires avaient été exposés à des « niveaux bien plus faibles que ceux constatés sur de nombreux lieux de travail ».

Chaque fois, les humains sont des volontaires. Et les tests sont cadrés par des règles déontologiques précises, et connues des participants.

source :tests des humains nouveau scandale des constructeurs allemands

 

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