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Apprendre à se servir de son expérience !

 

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Si l’on n’a pas conscience de son expérience, si l’on ne donne pas un sens aux différents épisodes qui la constituent, on risque d’être piégé dans la reproduction de situations aux effets pervers inattendus.

Distinguons d’abord les expériences et l’expérience. « Les expériences sont une collection d’épisodes spécifiques qui permettent de raconter une histoire, l’expérience quant à elle est ce que l’on retire de ces épisodes pour en faire la synthèse et leur donner un sens ».

Le rôle du contexte

Sans conscience de notre expérience, nous pouvons voir la situation nous échapper, y compris lorsque tout va comme sur des roulettes, parce que nous sommes dans un schéma de reproduction. Quand on est optimiste, extraverti, « le cul bordé de nouilles », on peut en effet avoir l’impression qu’on est dans la réussite car on répète des schémas qui réussissent. « Mais on ne se demande pas pourquoi ça a marché, on est persuadé que c’est comme ça qu’il faut faire à chaque fois, on oublie la part du contexte dans la réussite », observe-t-il. Moins nous avons conscience de nos schémas de réussite, plus dure est la chute quand un grain de sable grippe le rouage.

Se servir de son expérience pour mieux s’approprier sa personnalité professionnelle

Or, se servir de son expérience « c’est faire la part du contexte, de ce qui marche ou non et ainsi s’approprier sa personnalité professionnelle de façon plus précise et complète », pointe notre interlocuteur. Qu’il s’agisse de succès ou de ratage, prendre conscience de son expérience permet de dire « c’est moi qui l’ai fait » alors que s’arrêter aux expériences est une façon de se rassurer en se disant « je l’ai déjà fait, je sais faire ». Quand on prend du recul sur son expérience globale pour l’analyser, ce qui demande de se poser et de réfléchir, on prend des décisions dont on mesure l’impact à plus long terme.

Vérifier son expérience auprès des autres

Donner un sens à son expérience, se le dire à soi-même est un sacré pas vers la sortie des schémas de reproduction. En faire un de plus pour la partager avec les autres est une plus grande avancée encore. « Faire le point sur sa propre expérience doit également permettre de faire sens aux oreilles des autres ; selon qu’on est compris, que les circonstances s’y prêtent, on se met en danger ou en position de leadership en partageant son expérience », poursuit Vincent Giolito. Autrement dit, bien se servir de son expérience aide, aussi, à savoir quand parler ou se taire.

Un supplément de connaissance de soi qui renforce l’empathie

Le double effet « kiss cool » de ce supplément de conscience de soi (ou self awareness, pour jargonner) permet d’avoir une bien meilleure conscience de ses objectifs et de la façon de les atteindre, et une plus grande conscience des autres. « Apprendre de son expérience donne une empathie différente, aide à se représenter réellement l’expérience des autres », ajoute-t-il.

Ce qu’on a vécu plusieurs fois, les leçons qu’on en a tiré, sur soi-même, les autres, sur tel environnement ou type de situation permet, par exemple et sans exhaustivité, de comprendre les nœuds relationnels dans un conflit, ce qui s’y joue et aide à sortir du jugement, ou bien de comprendre une situation de précarité chez quelqu’un et de faire en sorte de ne pas l’ostraciser.

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