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2020 est l’horizon fixé pour lever complètement la caisse de compensation (Maroc)

Caisse de compensation : Le gouvernement veut améliorer l’allocation des dépenses de subventions en ciblant les bénéficiaires légitimes. Il prépare pour cela la mise en place d’un registre social unifié, un peu sur le modèle de l’expérience indienne. Faut-il supprimer les subventions pour les riches ou les imposer un peu plus ?

Le chef du gouvernement, Saad Eddine El Othmani, l’a encore répété il y a quelques jours : le processus de réforme de la compensation, qui a concerné jusque-là les produits pétroliers liquides, ira à son terme. L’année 2020 est l’horizon fixé pour lever complètement le soutien des prix des produits encore subventionnés, soit le sucre, la farine nationale de blé tendre (FNBT) et le gaz butane. L’objectif affiché est de substituer à la redistribution universelle, jugée inéquitable, une redistribution plus ciblée.

Pour y parvenir, il faudra au préalable identifier, de façon aussi précise que possible, les bénéficiaires de l’aide publique. C’est le chantier sur lequel travaille l’Exécutif et dont le maître d’œuvre est le ministère de l’intérieur, aidé par le Haut Commissariat au Plan (HCP), a déclaré en substance à La Vie éco Lahcen Daoudi, ministre délégué chargé des affaires générales et de la gouvernance.

Concrètement, il s’agit de mettre au point un registre social unifié (RSU), sorte de base de données socioéconomiques des citoyens, qui servira à mieux identifier les situations de pauvreté et de vulnérabilité. «C’est une étape fondamentale, car nous avons besoin de connaître dans le détail non seulement les personnes en situation de précarité, mais également de recenser tous les filets sociaux existants, les personnes qui en bénéficient et celles qui en sont exclues… Il faut savoir que nous avons déjà entre 20 et 25 milliards de DH de filets de sécurité, déployés sous diverses formes, mais il n’y a aucune coordination entre ces dispositifs.

L’idée est de regrouper toutes ces aides, d’en avoir une meilleure vision afin de les redistribuer de façon plus ciblée, plus efficace», confie M. Daoudi. «Imaginez, poursuit-il, ce que cela représente comme potentiel de croissance de la demande intérieure, donc du PIB, si nous parvenons à injecter 20 à 25 milliards de DH de façon appropriée !».

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